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dimanche, juin 13 2010

Pourquoi les Bleus n'ont rien à craindre de leurs brêles d'adversaires

Pourquoi les Bleus n'ont rien à craindre de leurs brêles d'adversaires, PAR GUSTAVE KERVERN, sur Liberation.fr

Toutes les équipes du groupe de la France sont prenables. Et voici pourquoi.

Faut-il se méfier de l'Afrique du Sud? Non bien sûr. Rappelons que «Bafana Bafana» en langue zoulou veut dire à peu près «Tocard Tocard». Il faut savoir que le football en Afrique du Sud est uniquement joué par des Noirs sans chaussures et sans ballons, sur des terrains en pente. N'étant pas encore un sport prisé par les blancs du coin, les Bafana Bafana se sont entraînés sur un terrain de rugby que les Afrikaners leur laissent entre minuit et deux heures du matin. N'ayant aucune subvention, les Bafana Bafana ont dû aussi fabriquer eux-mêmes leurs ballons avec du manioc. Etant obligés de travailler à côté dans les mines de diamants, la plupart des joueurs de l'équipe d'Afrique du Sud profitaient de l'entraînement pour dormir un peu. Bref, leurs chances de remporter un match sont minimes.

Quid de l'Uruguay? L'Uruguay, c'est ... la suite sur Liberation.fr

Dahucapra Rupidahu

mardi, juin 8 2010

Open Data : un acte manqué de la Ville de Paris, par JF Martins

Publié sur son blog : jfmartins.lesdemocrates.fr

Lors du Conseil de Paris du 8 juin 2010, nous étions appelés à nous exprimer sur une délibération marquant l’entrée de Paris dans une politique d’Open Data.

Vous trouverez ici, la délibération et son exposé des motifs.

Face à une mairie de Paris qui prend, et je m’en félicite, ses responsabilités pour ouvrir ses données mais qui le fait malheureusement avec des arrières-pensées strictement commerciales et sans adopter le principe de licences libres pour ces données, voici mon interpellation au Maire de Paris en séance du 8 juin.

Monsieur le Maire, Chers collègues,

C’est la fin d’une époque. La fin de plusieurs siècles d’égoïsme, de repli sur soi et d’opacité des pouvoirs publics sur les données qu’ils possèdent. Elle est finie, l’époque où ces données étaient pour le politique une simple source de pouvoir qui ne se partageait pas. Le temps où Colbert triomphait de Fouquet en publiant les premières données sur les finances est désormais révolu, les données se partagent, elles s’échangent, c’est la qualité et la créativité de leur analyse qui en donnent la valeur et la richesse.

Monsieur le Maire, Les données en notre possession sont devenues si nombreuses, leurs structures si complexes et leur taille si importante que les idées et les moyens pour les utiliser ne peuvent résider plus longtemps exclusivement dans les simples mains du politique, ou de l’administration.

La diversité de ces données en notre possession, leur nombre autant que notre incapacité de toutes les traiter et les valoriser ouvre en fait une opportunité unique ; Celle d’en faire la nouvelle richesse de l’économie parisienne, le carburant de notre innovation culturelle, artistique et économique.

En mettant ainsi à disposition des parisiens nos données nous allons permettre aux chercheurs, aux journalistes, aux entreprises ou aux simples citoyens de s’en saisir librement et d’en tirer la substantifique moelle au bénéfice de la communauté, du savoir, du progrès social, de la démocratie et de la croissance.

Des chercheurs, des artistes ou des entrepreneurs passent aujourd’hui une partie de leur vie a numériser les données, plutôt qu’à les traiter, les analyser et à leur donner une valeur ajoutée ? Libérons leur temps, leur créativité et leur intelligence en mettant nos données à leur disposition.

Partager les données en masse, laisser les citoyens libres de faire leur analyse et interprétation demande un certain courage politique, une foi indéfectible dans la démocratie et l’intelligence collective mais aussi une prise de conscience réelle du changement de paradigme médiatique, intellectuel et scientifique que nous sommes en train de vivre à l’orée d’une nouvelle ère d’Internet marquée par la demande accrue de contenus nouveaux, pointus et sincères par nos concitoyens.

Alors, chers collègues, en emboîtant le pas de New-York, de San Francisco , de Londres ou de Vancouver, dans une politique d’OpenData nous ne manquons pas notre rendez-vous avec l’Histoire, nous participons à cet élan de partage des données et d’informations à même de construire le progrès social et la démocratie du 3ème millénaire. Et je m’en félicite

Cependant, et je constate que la position de l’éxecutif a évolué progressivement dans les heures qui viennent de s’écouler, un certain nombre de conditions sont nécessaires pour réussir notre entrée dans une politique d’OpenData. Pour ne pas faire l’erreur d’appliquer à des objets politiques nouveaux, des méthodes politiques du passé.

Le premier de ces points c’est le principe de licence libre pour l’ensemble de ces données, il est fondamental. Pour que le partage de données soit une réussite et s’opère au bénéfice de la communauté, il est indispensable que :

Les données soient mises a disposition sous des licences libres et dans des formats inter-operables. L’accès aux données par les entreprises soit aussi libre que pour les citoyens. Une myriade de services innovants pour la communauté et la création de nombreuses Start-ups seront des récompenses infiniment plus précieuses qu’une taxe. Il est enfin crucial que le panel des données publiées s’élargisse rapidement. La priorité doit être à la publication brute et pas à la valorisation ou au développement de services coûteux pour la Mairie alors que l’écosystème se chargera justement de la valorisation et de la transformation de ces données en bien culturel ou économique.

Je comprends la volonté de la municipalité de vouloir faire de ces données un bien commercial, dont elle tirerait éventuellement un subside, et une petite rente. Mais cette tentative de commercialisation par la ville de ces données serait un contre-sens historique. Nous parlons ici d’innovation, de créativité et de démarches citoyennes et artistiques, La ville ne peut en la matière être calculatrice ou cynique ou n’ouvrant ses données qu’à la condition que celles-ci lui deviennent rentables

Plus prosaïquement, ces données sont aujourd’hui laissées en déshérence et inutilisée par la ville qui n’est pas en capacité de les exploiter. Ainsi toute initiative commerciale ou citoyenne d’exploitation de ces données ne pourra être que favorable pour la ville qui en retirera les bénéfices autant que les retombées culturelles, économiques et sociales : création d’emplois, amélioration de l’information citoyenne, progrès de la transparence démocratique…

Ne pas rentrer sur nos données dans une logique propriétaire, pour nous comme pour notre écosystème, cela correspond à une conviction politique autant qu’une position de bon sens, que je vous appelle à rejoindre aujourd’hui.

Le deuxième de ces points, c’est le traitement minimal des ces données par la Mairie et les efforts à produire pour leur interopérabilité : S’il est évident que nous devons mettre à disposition nos bases de données dans un format exploitable, simple et relativement universel ; je crois qu’il ne faut pas comme le préconise cette délibération, entrer dans une logique trop excessive de traitement préalable des données ou de mise en place d’une infrastructure lourde (et probablement coûteuse) de mise à disposition.

Plus les données seront brutes, plus la créativité qu’elles feront émerger sera grande et leur sincérité implaquable. L’ensemble des données mises à disposition dans l’avenir devront donc être brutes, propres et interopérables ; la formation des agents de la ville sera à ce titre primordiale.

Vous le voyez chers collègues au-delà d’être une « mode » de quelques grandes collectivités, une politique d’Open Data est en réalité un choix éthique, philosophique et politique quant à la relation du politique aux données et à l’information, un choix de confiance envers un écosystème qui a démontré sa capacité créative et sa responsabilité.

Parcequ’une politique d’OpenData est une belle ambition pour Paris mais que celle que vous nous proposez n’est pas conforme, malgré votre amendement, aux principes de licences libres qui animent l’écosystème qui exploitera ces données, je m’abstiendrais sur cette délibération.

Interface de MeeGo NetBook

MeeGo 1.0 est sorti ! Voici un descriptif de l'interface "NetBook", dont l'intégralité du code de l'OS et de l'interface est disponible sous des licences libres. C'est donc une bonne base de développement pour commencer avec MeeGo. D'autres interfaces, comme "Vehicule" ou "Téléphone" sont aussi disponibles (mais moins faciles à appréhender et installer). Une très belle interface "Tablet" sera bientôt disponible.

(Si vous sortez tout juste d'hibernation, voici un petit descriptif de MeeGo : http://meego.com/about ).

Installation

L'installation est on ne peut plus simple : boot depuis une clé USB ou un CD, choix de la locale (clavier/TZ/heure), du partitionnement (défaut btrfs, mais il peut être utile de revenir à un ext3 dans certains cas), d'un nom d'utilisateur et hop c'est parti. Reboot.

Interface

Voici un survol commente de l'interface graphique en français et des fonctionnalités de base.

L'interface se compose d'onglets accessibles depuis la barre en haut de l'écran. Ces onglets s'affichent au dessus du bureau qui est rarement visible. Le mode d'affichage est adapté à un NetBook et s'éloigne de bureaux ou de multiples fenêtres s'affichent simultanément sur de grands écrans. Le tout est optimisé pour un effet de "glisse" des onglets depuis le haut de l'écran assez fluide et agréable.

  • Le premier onglet "MyZone" est une synthèse de votre activité, votre page de démarrage. Par défaut elle est assez vide mais se remplit des que vous renseignez vos comptes internet ou créez des fichiers. Ce qu'elle affiche est configurable.

01_myzone.png

  • L'onglet "Zones" montre les applications en cours d'exécution avec une copie d'écran. C'est l'équivalent d'un "Alt-Tab" dans d'autres interfaces.

02_zones.png

  • L'onglet "Applications" recense les applications installées, l'équivalent d'un menu "Applications".

03_applications.png

  • L'interface MeeGo NetBook est orientée web. Une des fonctionnalités principales, accessible depuis la barre principale est donc la consultation et la mise à jour de systèmes de notifications à la twitter. C'est à dire qu'un client twitter rapide et natif est intégré dans l'interface principale. Oubliez les émulations lentes écrites dans des "langages web". Natif-natif-natif ! La configuration est simplissime :

04_twitter_conf.png

Une fois un compte configuré (ou plusieurs), les messages arrivent dans l'onglet "Updates". Il est donc possible d'y revenir très rapidement sans avoir à aller vers un client tiers. L'interface vous propose de n'afficher d'une tache à la fois pour une ergonomie optimale mais le système est multitache simultané bien sur et la bascule se fait TRES rapidement.

05_twitter.png

  • Une autre fonctionnalité réseau de base est accessible depuis la barre principale : la messagerie instantanée. Elle est basée sur Empathy, client multi protocoles reconnu pour sa stabilité et ses fonctionnalités. Les fonctionnalités de bases (comme l'affichage des contacts en ligne) sont intégrées dans un onglet messagerie.

06_messenger.png

Pour accéder à toutes les fonctionnalités d'Empathy, il faut lancer le client complet en mode multi fenêtres. Dans l'exemple à l'écran, j'ai dans la liste des contacts utilisant MSN, Google Talk, Facebook, Jabber, IRC, AIM ... et bien d'autres protocoles. Plus besoin de lancer une page web dans votre navigateur pour accéder à FaceBook (et la laisser ouverte). L'avantage d'être un linux standard c'est de pouvoir compter sur des applications existantes de grande qualité.

Le tout hautement configurable pour une expérience de messagerie optimale. Vous pourrez donc avoir la même expérience de messagerie multi procoles entre votre NetBook, une station sous Ubuntu et un PC sous MS Windows avec PigGin par exemple.

Tout le but d'une plateforme Atom c'est de s'intégrer dans votre "parc informatique personnel" aussi subtilement que possible, en vous laissant vos habitudes. Vous comprendrez avec le temps l'avantage de Qt, à la base de l'interface MeeGo pour les questions de portabilité.

07_messenger.png

  • L'onglet Web recense vos pages web ouvertes et vos favoris. Votre navigateur est intégré avec l'interface générale pour une meilleure expérience. Il est aussi possible d'avoir ses favoris synchronisés entre tous vos appareils par le navigateur. Ici le navigateur est Google Chrome, mais une version de MeeGo NetBook sans Chrome est disponible si vous n'aimez pas Chrome ou sa licence.

08_favoris.png

Notez que le navigateur offre un accès à internet avec flash. Mobilité sans compromis.

  • L'onglet média propose un lecteur simple,

09_media.png

qui peut être étendu en mode complet avec Banshee.

10_banshee.png

  • Le dernier onglet est celui du matériel et des dossiers utilisateur. Si vous branchez une clé USB, vous la verrez apparaitre là.

11_dossiers.png

  • La configuration de l'accès réseau est ultra simple et la bascule entre modes facile. Un grand plus par rapport à certaines interfaces de bureau.

12_wifi.png

  • Retour à "MyZone", cette fois en fonctionnement normal, après configuration des comptes web. L'écran affiche les derniers twits du fil, les derniers fichiers utilisés et un statut de la messagerie. En clair : Une interface orientée vers un usage web, surtout en plein écran, au lieu d'un bureau traditionnel.

13_myzone.png

  • MeeGo est avant tout une distribution ouverte, destinée à vous faciliter le développement de produits basés sur Atom. Nulle volonté ici de vous restreindre sur les applications. Voici l'installateur de paquets, qui peut être configuré pour aller chercher des paquets sur n'importe quel serveur de paquets alternatif comme dans tout linux habituel. Les procédures pour créer des paquets sont habituelles pour tout développeur linux.

Et vous pouvez toujours lancer un terminal et vous amuser : un terminal, gcc et vi, what else ?

14_app_install_.png

Un App Store plus traditionnel (non libre) dans son concept est aussi lancé en complément de MeeGo pour les développeurs qui souhaiteraient monétiser leurs logiciels, mais c'est un plus optionnel.

Dans un prochain article, je vous montrerai comment créer des logiciels en Qt pour MeeGo (mais pas seulement). Qt c'est beau, portable (source) et performant. Les trois à la fois !

lundi, juin 7 2010

Intel Cloud Builder : Ubuntu Enterprise Cloud howto

Un de mes projets de fin 2009 qui vient d'etre publie. Version complete technique ou version courte.

Une collaboration entre le labo Cloud d'Intel et Ubuntu (Canonical).

Abstract

For Cloud Service Providers, Hosters and Enterprise IT who are looking to build their own cloud infrastructure, the decision to use a cloud for the delivery of IT services is best done by starting with the knowledge and experience gained from previous work. The reference architecture on which this summary is based gathers into one place a complete example of running a Canonical* Ubuntu* Enterprise Cloud on Intel®-based servers and is complete with detailed scripts and screen shots. Using the contents of the paper should significantly reduce the learning curve for building and operating your first cloud computing instance.

Since the creation and operation of a cloud requires integration and customization to existing IT infrastructure and business requirements, it is not expected that the referenced paper can be used as-is. For example, adapting to existing network and identity management requirements are out of scope for the reference architecture. Therefore, it is expected that the user of the paper will make significant adjustments to the design to meet specific customer requirements.

The paper is assumed to be a starting point for that journey.

mardi, avril 27 2010

C'est moi qui l'ai fait : "Parallel Java Course From Thread to Cloud" et "Build Your Own Cluster with Oscar for BioInformatics"

Open Source, disponible sur parajava.sourceforge.net Avec du Hadoop, du JSR166 et du Google App engine dedans.

J'en ai parlé sur le Parallel Programming Talk #61 - Parallel Java with Intel's Paul Guermonprez (le mp3 est disponible sur le site)

Dans une veine un peu différente, il y avait aussi : "Build Your Own Cluster with Oscar for BioInformatics" dont les slides sont la

Biometrie à usage commercial et suivi de parcours

(Article publie en mars 2009 et republié en avril 2010 suite à l'annonce de la CNIL)

Les films comme “ennemi d’état” avec Will Smith ne sont pas une exagération de la vie réelle, ils en sont une grave sous estimation, avec 10 ans de retard. La preuve. Tout ce qui est dans ce post existe déjà, c’est non seulement techniquement faisable mais déjà fait. Et légalement c’est accepté. Même la CNIL ne dit plus rien (de cela nous reparlerons …).

Article du monde sur les nouveaux panneaux informatises dans le métro

Vous êtes filmé, et vous ne souriez pas mais vous regardez la voiture en arrière plan

Ces panneaux sont tout simplement des écrans plats, reliés à un petit ordinateur connecté en réseau avec ses semblables et les serveurs de l’agence de publicité. L’écran est relié a une camera qui regarde ce qui se passe dans son champ de vision. Le but est de reconnaître des visages des passants et détecter ou le regard se place. Le but n’est pas pour l’instant d’identifier ces visages (c’est encore un peu foireux et éthiquement pas tout à fait accepté, mais pour bientôt, par contre pour suivre une personne dans le métro ou un supermarché ca marche très bien).

C’est de la biométrie qui a pour but d’analyser votre comportement face a une publicité. Le panneau sait quelle est votre humeur en analysant les caractéristiques de votre visage et ce que vous regardez. L’identification est un peu foireuse, mais la reconnaissance du regard et des expressions sont précis. Et un rêve de publicitaire !

Par exemple si la une d’un magazine vous est présentée, et que votre regard se porte plus précisément sur une partie de la une, l’ordinateur va vous afficher des publicités en rapport avec ce thème.

Vous êtes passé par ici, vous repasserez par la

Donc ces écrans peuvent presque à coup sur reconnaître un visage qui passe devant plusieurs écrans du même réseau, surtout que vous avez les mêmes vêtements, même taille, que les temps de passages sont cohérents … lors des différents passages au cours d’un trajet dans le métro. Vous êtes donc tracés, mais si vous n’utilisez que la vidéo c’est anonyme. De même que sur un site web la différence entre une page vue et un visiteur est fondamentale, dans le monde réel avoir un suivi des différents visionnages d’une publicité est important.

Ensuite le panneau a un récepteur Bluetooth (bt) qui analyse les appareils bt qui passent a quelques mètres (0-15m a peu près). Le but est d’envoyer des messages sur votre mobile si vous le demandez mais aussi et surtout d’identifier qui passe. En effet chaque appareil bt a une adresse unique qui identifie l’appareil, donc vous. Bien sur l’adresse est un numéro abstrait et non nominatif. L’adresse de votre appareil donne tout au plus le modèle de votre téléphone, ce qui en dit tout de même pas mal sur vous, votre capacité à investir dans de la technologie, et avec un peu de chance sur votre opérateur télécom. Notez que le bt est visible même si vous ne l’utilisez pas a ce moment la, il faut avoir totalement désactivé le Bluetooth pour qu’il soit invisible.

La ou le bt devient très amusant c’est après croisement d’information. Par exemple les panneaux sont reliés entre eux par le réseau, ils peuvent tracer votre parcours dans le métro et au fil des jours en gardant les adresse et heures de passage. Vos gares de départ et destination ainsi que votre parcours en disent long sur qui vous êtes. Le traçage par Bluetooth est déjà mis en production pour des usages publicitaires, ce n’est pas de la science fiction. Et c’est ultra efficace.

Bonjour monsieur Dupont, vous avez triste mine ce matin, et vous avez longuement regarde des photos de pays exotiques hier, voici une pub pour un voyage

Vous pouvez même passer à l’étape supérieure et installer un récepteur bt juste a cote de bornes de validation navigo. La RATP a le droit de partager les données issues de votre navigo avec des entreprises tierces, en France ou a l’étranger (lire les CGV), . Il est très simple de corréler la présence d’une adresse Bluetooth anonyme au compostage de votre navigo (même heure, même endroit, plusieurs fois), même si les sociétés ne partagent pas l’information. A ce niveau la vous êtes suivis de manière nominative dans le réseau. On peut donc vous proposer de manière spécifique de la publicité, qui sera adaptée aux expressions faciales et a votre regard sur les pubs présentées les jours et semaines précédentes. Par exemple vous avez regarde avec envie une pub pour des voyages ? On vous en proposera plus la prochaine fois. La pub peut aussi prendre en compte les informations de votre navigo comme votre adresse, votre âge, ou votre origine ethnique supposée grâce à votre prénom. Votre prénom est Rachida ? OK pas de problème on vous proposera une pub pour le concert de NTM à Bercy (même si vous préféreriez Tosca a l’opéra Bastille).

Cette veste irait si bien avec vos chaussures

Les magasins essaient déjà depuis longtemps d’identifier les personnes qui passent dans leurs locaux, sans parler de ceux qui achètent. Par exemple des marques avaient ajoute des puces RFID dans les vêtements. D’autres ajoutent des capteurs Bluetooth dans les points de passages comme les entrées pour savoir combien de fois vous êtes revenus ou vous suivre dans le magasin (vous êtes allez au rayon sport ou sport et ville ? si oui dans quel ordre ?). Il est donc déjà possible de relier ces informations d’achat et vous proposer des publicités en rapport avec vos achats précédents.

Lire le navigo ou pas ?

Une question est apparue : les panneaux peuvent ils lire les navigo ou pas ? La réponse est a priori non. Les navigo ne peuvent être lus qu’a faible distance (quelques centimètre voire 30cm, standard 14443-B). Pour aller plus loin il faut booster la puissance de l’émetteur qui serait dans l’écran a tel point que ca serait physiologiquement un danger. Par contre lire d’autres RFID que vous portez sur vous, ca oui. Même si ils ne savent pas à quoi ils vous servent, ils peuvent toujours servir à vous tracer.

En pratique, que faire ?

  • Déjà éteindre la fonction Bluetooth de votre mobile, qui mange de la batterie en plus.
  • Ensuite lutter contre la biométrie a usage commercial.
  • Pour finir demander que les IPs, les adresses MACs, les adresses Bluetooth … soient considères comme des données privées.
  • Faire pression sur vos élus pour que ce genre de déploiements ne soient pas permis, ou au moins qu’ils soient informes de la réelle utilisation du matériel.

vendredi, avril 23 2010

Réponse à l'Hérétique : vous fabriquez des illettrés savants

En réponse au post : Ils m'énervent avec l'anglais !

Hérétique laissez moi deviner ... vous êtes administratif, spécifiquement dans un secteur proche de l'éducation pour écrire de telles sottises ? Milieu pro 100% francophone probablement ? Formation sciences humaines/sociales ? En tout cas surement pas un metier ou vous devez assurer 8h dans une journée d'échanges oraux constants en milieu international, avec des accents divergents, sur un sujet tres délicat qui mobilise votre cerveau, et la fatigue qui s'accumule ...

Les français sont vraiment mauvais en anglais, et ils ont un accent catastrophique. Une évidence criante. Et ce alors qu'ils ont passé 3h par semaine pendant 7 ans en classe. Si ce résultat ne vous incite pas à revenir sur la méthode d'apprentissage des langues en France ... Je ne suis pas pédagogue, je constate des faits, et les faits sont têtus.

Regardez à quelle vitesse il et possible d'apprendre une langue avec des méthodes destinées au grand public ! J'enseigne pour ma part le Français à des étrangers, par des méthodes essentiellement orales. Ils parlent correctement français en quelques mois de cours (à raison de 3h par semaine). Alors qu'ils ont parfois un niveau scolaire limite et le cerveau plus aussi flexible qu'à 10 ans. Et non je ne choisis pas les équivalents français de Shakespeare, dont le vocabulaire et les structures de phrase sont délirants de complexité. Voltaire ou 20mn sont beaucoup plus adaptés par exemple.

Je suis dyslexique, ma grammaire est défaillante comme ce post doit probablement le démontrer, mais c'est ma dyslexie qui m'a permis de me défaire du carcan de la methode "classique".

Le cerveau fonctionne essentiellement par méthode d'évolution "génétique" : essai erreur correction. Lire des règles de grammaire les unes à la suite des autres ne vous apprendra pas une langue. Vous les retiendrez peut être mais les utiliser pour parler ou écrire la langue non. Vous deviendrez un illettré savant. Vous n'expliquez pas pendant 20h la théorie mécanique à un enfant qui veut faire du vélo. Vous le mettez dessus et hop. De la pratique : essai erreur correction.

Le résultat du système que vous décrivez : dans un milieu international, les français sont muets ou ridicules. Contrairement aux Allemands par exemple, et je ne parle pas des pays nordiques. Dans bien des secteurs, ne pas pouvoir parler Anglais signifie être illettré, tout simplement. Qu'il s'agisse de la recherche ou du privé. Vous pouvez avoir un excellent diplôme de biologie en main, être très compétent, mais si vous ne parlez pas Anglais vous ne serez jamais chercheur. Technicien d'un chercheur francophone au mieux.

A tous les collégiens et lycéens je conseille de regarder des séries et films en VOST la première fois et en VO la seconde. Avec un bon son et au calme ! Universités je vous implore d'avoir des vrais cours de langues obligatoires pour tous, toutes filières confondues. Et bien sur d'aller faire vos job d'été à l'étranger, sans amis français.

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