On the road ...

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lundi, mai 9 2011

Je change de boulot !

Cher lecteur, je change de boulot !

Je m'occupais ces cinq dernières années d'optimiser et améliorer des logiciels de provenances variées pour Intel, pendant 4 ans dans les logiciels de calcul/scientifiques/telco, et dernièrement dans l’embarqué (Set-Top-Boxes, tablettes, ardoises ...).

Je vais maintenant mettre à profit l’expérience acquise pendant ces années pour m'occuper du programme académique d'Intel. Le principe : Intel crée des cours destinés aux universités (et écoles d’ingénieur) dans des domaines ou Intel a un savoir faire spécifique. Nous discutons avec les profs d'info pour voir ce qui leur manque, ou ce qui leur plairait d'avoir comme cours, nous les créons si besoin et allons les enseigner ensemble sur place. Ensuite les profs décident de prendre tout ou partie du cours dans leur cursus (en citant Intel ou pas). Le bon point de nos cours est qu'ils sont utilises à très grande échelle, bien débuggés, avec de jolis labs ... etc. Et gratuits. Et de plus en plus open source.

Les thèmes couverts sont historiquement :

  • la programmation parallèle basique (threads, OpenMP, iTBB)
  • puis les clusters (sysadmin et MPI)
  • récemment la programmation cloud en Java (threads, JSR166, HADOOP, GoogleAppEngine)
  • très bientôt le développement embarqué (sur base Meego comme exemple, QML, ...)
  • prévu : les basiques de la sécurité (en tant qu'utilisateur, dev ou sysadmin)

En plus, nous avons des opérations comme des concours de programmation, l’accès à des prototypes avec plein de cœurs dedans, une sorte de "Summer of Code" a la sauce Intel ... plein de choses.

Je couvre la zone EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique), et vais donc voyager un peu partout. J'avais deja eu l'occasion pour ces cours d'aller en Angleterre souvent, au Liban, Afrique du Sud 3 fois, et même en Arabie Saoudite ! Au programme pour s’échauffer : le Caire, Nigeria, Angleterre.

mercredi, mai 4 2011

Install Debian on the Intel SS4000E NAS server (old, arm based)

Requirements :

Procedure :

  • Plug and enter RedBoot :

Plug the cable
launch minicom, change settings, save, relaunch minicom
boot the NAS
hit CTRL-C several times to make sure you catch the right time (you should see an invite on screen)
you are now in the redboot environment

  • Load and lunch installer :

load ram : fis load rammode
boot system : g
hit CTRL-C to stop system loading, you should be back in reboot
configure IP (your NAS temporary IP and the web server IP) : ip_address -l 192.168.1.3 -h 192.168.1.16
load initrd.gz : load -v -r -b 0x01800000 -m http /initrd.gz
load kernel : load -v -r -b 0x01008000 -m http /zImage
boot installer : exec -c "console=ttyS0,115200 rw root=/dev/ram mem=256M@0xa0000000" -r 0x01800000
... install debian with the desired setting

  • Reboot and change boot script :

reboot, hitting CTRL-C to enter redboot
type : fconfig boot_script_data
answer with first line : fis load ramdisk.gz
then : fis load zImage
and : exec -c "console=ttyS0,115200 rw root=/dev/ram mem=256M@0xa0000000" -r 0x01800000
finish by a blank line
and answer y at the end to flash the RAM

  • Login via serial cable or from the network if you installed ssh.

mardi, mars 22 2011

Nucléaire : L’ingénieur et le politique.

Notre aide, nos pensées, vont aux Japonais qui luttent contre les conséquences des tremblements de terre, tsunami et catastrophes nucléaires. Aujourd'hui, c'est à l'observation des réactions si impressionnantes de dignité du peuple japonais d'une part et, du décalage éprouvant des différentes prises de positions françaises telles qu'elles se sont exprimées dès samedi 12 mars, à travers l'ensemble de nos media nationaux, que nous souhaitons poser les premiers enseignements que nous tirons en citoyens libres et soucieux de participer de l'émergence d'un débat serein et sans dogme sur l'avenir énergétique de notre pays.

Les catastrophes ne se gèrent pas, elles se préparent

Les citoyens Japonais étaient préparés, et ce n'est pas un hasard : chaque année une journée est consacrée aux répétitions grandeur nature et à la sensibilisation de la population. Ils savaient ce qu'il fallait faire en cas de tremblement de terre, ils avaient répété les gestes qui sauvent. Et ces gestes ont probablement sauvé bon nombre d'entre eux, en tout cas face au tremblement de terre.

Les citoyens Français ne sont eux pas préparés ni informés à l’avance. Les habitants des zones inondables avaient eu pour consigne de rester chez eux lors de la tempête Xynthia, consigne utile face au vent mais les condamnant à la noyade en cas d'inondation. Savaient ils qu'ils habitaient en zone inondable ? Que savent les Corses ou les Guadeloupéens de la prévention des tremblements de terre, alors que les séismologues y prédisent de très violents séismes ? Ou sont les cartes publiques des risques, officielles, destinées à la population par territoire ? Certains risques sont évitables, d'autres non, mais dans tous les cas nous exigeons, en tant que citoyens, d'avoir accès à une liste des risques connus que nous encourrons, des mesures que nous devons prendre pour nous y préparer et être formé aux gestes qui sauvent.

Discours de vérité

Si nous n'avons aujourd'hui pas de prévention efficace, c'est que la prévention doit obligatoirement s'accompagner d'un discours de vérité sur le risque. Attendre la catastrophe pour avoir des informations honnêtes est la recette du désastre. La communication Française à propos du nuage de Tchernobyl est dans toutes les mémoires. Il ne s'agit pas que de mensonge : un discours honnête aurait permis d'éviter de consommer des aliments alors contaminés, surtout dans les régions est et Corse. Plus récemment, que savions-nous lors de la tempête de 1999 du problème d'inondation majeur de la centrale de Blayais ?

D'un côté, les politiques en charge de la sécurité préfèrent nous bercer d'illusions. Ils croient le peuple immature, incapable de recevoir un discours de vérité. De l'autre, nous l'acceptons collectivement.

Ils nous garantissent un risque zéro et nous assurent qu'ils gèrent totalement la situation en secret. En exigeant le risque zéro, le citoyen Français demande qu'on lui mente. Ils nous prennent pour des enfants, nous nous comportons comme tels.

L'illusion nourrie d'une société sans risque est notre premier danger

Il ne s'agit pas que de communication ou de sentiments : en rejetant tout risque, en promettant le risque zéro, nous empêchons toute politique de réduction des risques ouverte et efficace. Par exemple, si tous les français avaient chez eux de l'iode, et pas seulement ceux qui habitent dans un rayon de 10km d'une centrale ? Si une carte des risques claire était publique, et le seuil de résistance des centrales nucléaires aussi ? Peut-être n'aurions-nous pas de centrales construites dans des régions à risque comme la vallée du Rhône (séisme) ou directement sur la côte atlantique (inondations). Peut être les plus anciennes de nos centrales, construites à partir de cahiers des charges encore plus anciens, seraient fermées.

Notez la superposition entre des régions denses en centrales et sites de forts séismes :

centrales_nucleaires.png
(Eric Gaba – Wikimedia Commons)

sismicite_France.jpg
www.planseisme.fr

Le résultat serait bien sur une opinion publique plus mure, sensibilisée aux risques, mais ces risques seraient grandement réduits, les décisions d'implantation plus rationnelles et la prévention plus efficace.

Nous ne savons pas si la centrale nucléaire de Fessenheim doit fermer. Nous n'avons pas les éléments pour nous construire une opinion informée. Ce que nous savons par contre c'est que le climat irrationnel, fruit de la rencontre entre un militantisme aussi enflammé que radical d’un côté et le manque d'information de la part des pouvoirs publics de l’autre enferment le décideur politique dans une situation dangereuse.

Même si la fermeture de Fessenheim s'avérait techniquement nécessaire, elle ne pourrait l'être pour des raisons politiques. Le signal envoyé serait une capitulation d'un pouvoir perçu comme pro-nucléaire. Même si l'implantation d'une centrale était peu judicieuse dans une région à fort risque sismique, elle le sera : comment continuer à vendre des centrales à l'Italie si nous refusons nous même de construire dans le sud-est ? Même si avoir de l'iode dans tous les foyers français était la meilleure façon de protéger au minimum la population en cas d'accident majeur, nous n'en aurons pas : le mythe bien français "ça ne peut pas arriver chez nous" n'y résisterait pas. Comment expliquer que la mesure est justifiée en 2011 sans implicitement critiquer le non déploiement des décennies précédentes, et donc l’évaluation du risque par les pouvoirs publics en général ?

Satisfaire un élan irrationnel ou entendre un discours de vérité ?

En politique, considérer l'honnêteté ou l'intelligence du décideur ne peut suffire. Face à des opinions publiques volatiles, bon nombre de décideurs politiques préféreront gérer l’émotion immédiate que prendre ce qu’ils savent être la bonne décision. Nous sommes tous humains certes, mais être conscient du facteur émotif permettrait peut être d’éviter certaines erreurs. Surfant sur l’émotion, les Verts voudraient un referendum rapidement, comme d’autres reforment le code pénal après un fait divers atroce. Pour notre part, nous souhaiterions éviter que notre politique énergétique ressemble au délire sécuritaire de LOPPSI2.

Que le choix d'avoir 80% d'électricité nucléaire dans un pays soit un choix politique, soit, nous aurons en 2012 l’occasion d’en débattre sérieusement et sereinement. Demandons nous par contre comment les politiques influent sur la mise en œuvre technique de cette politique ? Nul ne doute que nous ayons d'excellents ingénieurs et chercheurs en France, mais à quel point la décision d'implantation et le cahier des charges d'une centrale nucléaire est-il soumis à des impératifs politiques ? Nos décideurs politiques actuels se plaisent à se prendre pour des Rois Soleils, seraient-ils venus à croire qu’ils peuvent en maitriser son énergie ? Alors que le développement des technologies nucléaires est le triomphe de la rationalité et l'intelligence humaine, sa gestion politique est le reflet de notre irrationalité.

Nous ne serons rassurés que lorsque les décideurs politiques nous donneront les informations permettant d’exercer notre libre arbitre, et mettront en place une politique rationnelle de prévention des risques. Plus qu’un débat enflammé et caricatural sur le nucléaire, voilà le sujet dont nous aimerions que les Français se saisissent.

Paul Guermonprez, Céline Alléaume et Alain Dolium.
Membres du Mouvement Démocrate.

samedi, mars 12 2011

Danny MacAskill - Way Back Home

dimanche, février 27 2011

Chers lecteurs, je viens de lancer le site plum.es

Chers lecteurs, je viens de lancer le site plum.es

L’idée est d'avoir un kiosque ou les auteurs vendent leur ebook sans intermédiaire.

Au lieu d’être le dernier maillon de la chaîne alimentaire de l’édition, l'auteur recevra l'argent directement et ventilera si besoin à ses éditeurs / libraires / relecteurs / ...

Concept :

  • Les livres sont présentés comme des livres, pas de la lessive.
  • L'auteur touche l'intégralité du prix de vente (sauf comm paypal) : Contre 50-60% en passant par les stores classiques, ou 10-15% en passant par un éditeur, puis par les stores classiques.
  • L'auteur procède à la vente directe depuis son compte paypal (automatisé), plum.es n'est pas la pour vendre les informations sur les clients, ou pour afficher des publicités pour de la lessive partout.
  • Le lecteur n'a pas de DRMs ou de blocage technique : Possibilité de lire son livre sur n'importe quel matériel ou logiciel, maintenant et dans l'avenir.

Je cherche donc des auteurs souhaitant vendre leur ebook sur plum.es ... faites tourner l'information.

vendredi, février 25 2011

François Bayrou en 2007 à propos de Kadhafi

François Bayrou au rassemblement anti Kadhafi, 2007 :

bayrou_kadhafi.jpg

dimanche, février 13 2011

Talleyrand, le 3 mars 1838

Il faut en effet qu'un ministre des affaires étrangères soit doué d'une sorte d'instinct qui, l'avertissant promptement, l'empêche, avant toute discussion, de jamais se compromettre. Il lui faut la faculté de se montrer ouvert en restant impénétrable; d'être réservé avec les formes de l'abandon, d'être habile jusque dans le choix de ses distractions; il faut que sa conversation soit simple, variée, inattendue, toujours naturelle et parfois naïve; en un mot, il ne doit pas cesser un moment dans les vingt-quatre heures, d'être ministre des affaires étrangères.

Un extrait un peu plus long du discours est disponible ici

portraits_talleyrand.jpg

mercredi, février 9 2011

La loi qui voulait sauver le net et l'amendement anti-box.

Pourquoi en parler ?

La neutralité de l'internet (“du net”) est un sujet stratégique et d'actualité.

  • En 2009 et 2010 nous avions une bataille pour décider si internet pouvait être coupé sans la décision d'un juge. La conclusion (Europe et Conseil Constitutionnel) est qu'internet est un moyen d'exercer sa liberté d'expression et d'information et que seul un juge doit pouvoir la limiter.
  • En 2011 nous avons une autre bataille, cette fois pour savoir si un fournisseur internet a le droit de contrôler et influer sur ce qui passe par la connexion que les clients lui achètent.

En clair, une société d'autoroute a-t-elle le droit de vous faire payer plus au péage en fonction de critères comme : c'est un déplacement professionnel ou personnel ? la valeur de ce que vous avez dans votre coffre ? le nombre de personnes dans la voiture ? la marque du véhicule ? ... au lieu d'un tarif "neutre" en fonction du type de véhicule comme c'est le cas actuellement.

Le type de véhicule est un critère objectif d'usure de l'autoroute, donc pertinent comme base de tarification. Les autres ne sont que des moyens de faire un maximum de bénéfices sur le dos des usagers.

peage.jpg

Quel est le risque ?

Les fournisseurs d'accès internet sont devenus des géants de la presse et des medias, ils ont tout intérêt à orienter leurs clients vers les produits de leurs filiales et partenaires. Or ils ont une position techniquement stratégique, puisque tout passe par eux, et les profits qu'ils font en facturant uniquement l'accès à internet ne leur suffit pas. Ils voient donc un intérêt à contrôler et facturer tout ce qui passe par leur réseau. Mais leur donner le droit de vendre un internet "discriminé" à leurs clients va fabriquer un marche sans aucune fluidité ni lisibilité.

C'est comme si la Société des Autoroutes du Sud était dans le même groupe que Renault et Total et que les propriétaires de voitures Renault bénéficiaient d'un accès moins cher et plus rapide à ces autoroutes, et n'avaient pas le droit de faire le plein chez Shell. Et les autoroutes Paris-Normandie avec Mercedes et BP, ... Or un client n'achète en général qu'une voiture, d'une seule marque, et aimerait pouvoir aller sur toutes les autoroutes et faire le plein partout, si possible a un prix identique quelque soit sa voiture.

Solution : la neutralité du net

Donc pour que les citoyens et entreprises aient accès à internet dans sa globalité quel que soit leur fournisseur sans être discriminé, il faut que l'accès à internet soit "neutre". En clair que les fournisseurs ne puissent utiliser leur position avantageuse dans un domaine pour imposer sa position dans un autre, et que le client sache ce qu'il aura lorsqu'il achète un forfait "internet".

En pratique, comme s'assurer que l'accès à internet sera neutre ? Trouver une bonne définition et l'inscrire dans la loi. Ensuite exiger par l'intermédiaire des autorités de régulation que ce principe soit respecté en pratique.

Proposition de loi 3061

Nous en venons à la proposition de loi 3061. La définition de la neutralité du net est juste et complète : un utilisateur doit pouvoir connecter son matériel, accéder à tous les contenus et services et choisir ses applications. En reprenant l’image de la voiture : un conducteur doit pouvoir rouler sur les autoroutes avec le modèle de voiture qu'il désire, pour aller ou bon lui semble et faire le plein ou il voudra.

Les seules exceptions à cette neutralité seraient bien entendu publiques, encadrées par la loi et décidées par un juge.

L'accès à internet doit s'opérer par des standards interopérables et publics. Donc vous pouvez fabriquer votre modem ou acheter un modem compatible avec la norme si celui de votre fournisseur ne vous convient pas. C'est l'équivalent des mobiles qui utilisent en Europe des cartes SIM compatibles et vous permettent de choisir librement votre operateur, indépendamment de votre téléphone.

Jusque la toutes les personnes réalistes et de bonne volonté sont en général d'accord. Les autres préfèrent typiquement faire revenir internet au stade de l'ORTF, télévision fermée et centralisée, pour des raisons de contrôle politique et/ou commercial.

Donc la proposition de loi 3061 est bonne, devrait rester pertinente de nombreuses années, et mérite le vote de tous.

ortf.jpg

L'amendement anti *box

A cette proposition de loi s'ajoute des propositions d'amendements du député Christian Paul, dont un tout particulièrement qui concerne les set-top-boxes. "L’autorité détermine les spécifications fonctionnelles permettant à ces équipements de fournir les services strictement nécessaires à l’accès au réseau de communication électronique, à l'exclusion de tout autre service."

Ma lecture, c'est que le FAI (qui doit répondre a des specs de l’autorité) voit sa box en location limité à l’état de modem "à l'exclusion de tout autre service". (Une autre lecture : l’autorité doit se limiter dans ses specs à la partie modem, le FAI doit respecter les specs du modem mais est libre pour le reste). Dans l’hypothèse de la première lecture :

L'idée est d'interdire le modèle économique et surtout technique français ou les fournisseurs d'accès possèdent typiquement les modem-set-top-boxes tout-en-un et les louent aux clients. En effet, nous avons en France un marche très spécial ou ces set-top-boxes (Freebox, Livebox ...) sont des tout-en-un qui gèrent à la fois internet (modem-routeur-wifi), la vidéo gratuite (réception TNT), la vidéo payante (VoD, bouquets Canal, ...), des services numériques (magnétoscope numérique, serveur de fichier en réseau), téléphonie (filaire, bientôt mobile avec une antenne relai locale) ... et ce qui est en cours de développement. Cette particularité Française est un des ingrédients au cœur du succès des offres ADSL+box à 30 euros de type Free+Freebox par exemple, rapidement repris par la concurrence pour le bénéfice de tous.

Dans d'autres pays, on souscrit un abonnement internet, on loue son modem, puis on achète un routeur-wifi au supermarché, puis une boite pour recevoir sa vidéo payante par le cable à une autre compagnie, éventuellement un disque en réseau pour stocker ses fichiers, et si besoin un magnétoscope numérique. Au final, c'est beaucoup plus cher qu'en France, et plus compliqué à installer. La somme des services considérés comme "standards" pour un internaute français est réservé à des geeks aux Etats-Unis.

L'inconvénient bien sur, c'est que la très pratique boite-qui-fait-tout venant d'un fournisseur peut conduire à une situation ou le client perdrait le contrôle de ce qui se passe chez lui. Dans le monde du mobile par exemple, pouvoir mettre la carte SIM venant de son operateur dans un mobile qui vous appartient est une liberté précieuse et utile, il existe d’ailleurs des forfaits avec ou sans mobile inclus. Les dérives potentielles en France concernent l'écoute et le filtrage de votre accès internet chez vous. Des ayants droits le demandent sérieusement dans le cadre de la lutte contre le "piratage" de musiques ou vidéos ... seront ils suivis personne ne le sait pour l'instant.

Suivant cette logique, l'amendement de Christian Paul voudrait donc séparer de force le cote internet du reste. Mais alors que dans le mobile j'ai le choix entre un mobile inclus avec pleins de "services" de mon operateur ou pas de mobile inclus, dans le cas d'internet je n'aurais pas ce choix, cela serait interdit par cette loi : mon operateur n'aurait pas le droit de me proposer une boite-qui-fait-tout louée. Freebox ? Interdit ! Mon operateur pourrait me fournir un modem-routeur, mais pas plus. Pour le reste je devrais aller acheter une box sur le marché et la configurer à la maison.

Autant j'apprécie d'avoir le choix entre une box tout-en-un et faire mon assemblage moi même, ce qu'apporte la proposition de loi, autant je refuse qu'on m'empêche de choisir la box de mon operateur si j'en ai envie.

Les fournisseurs d'accès à internet Français sont aujourd'hui pour beaucoup structurés autour d'une offre box+internet. Le marché a fait ses preuves en termes de prix et services comparés à nos voisins européens ou américains. Vouloir totalement chambouler ce marché par un amendement interdisant le box+internet pour revenir au modem+internet sans étude d'impact est pour le moins brutal. De plus, les set-top-boxes actuelles sont directement connectées au réseau du FAI par des réseaux privés. Si un modem tiers est present entre la set-top-box et le réseau du FAI, c'est tout le modele de sécurité qui change, et certains fournisseurs de VoD par exemple pourraient ne pas accepter de faire passer leur catalogue par un réseau de type LAN normal, ou avec une qualité dégradée. (Pas que cela me dérange, mais c'est a garder a l'esprit).

Donc oui pour la proposition de loi, mais non pour l'amendement Christian Paul.

Note : Oui je travaille actuellement dans le secteur des set-top-boxes.
Non je ne représente aucune entreprise.
Ce message est strictement personnel.

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