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mercredi, mars 10 2010

Les politiques et le numérique : on a les politiques (et la politique numérique) qu'on mérite

Je tente modestement d'agir au sein d'associations, de collectifs et tente d'influencer plusieurs politiques de différents partis (surtout le MoDem, mais pas seulement, à gauche ou droite aussi) sur les questions liées au numérique.

Je vous livre donc mon avis sur les politiques et le numérique, vu de prés. Il faut bien comprendre certaines choses : Si en tant que politique vous tentez de réfléchir et écrire une position sur le sujet, vous êtes surs à 95% d'être mis au pilori sur internet. Par principe. Internet est extrêmement ingrat avec les politiques. Si ce n'est pas absolument parfait jusqu'au dernier mot vous serez insulté.

Tribune Dolium/NdN

L'article d'Alain Dolium sur la neutralité du net a été qualifié de "bouillie" par JM Planche, par exemple, qui est loin d'être un con sur le sujet.

Le texte est il si mauvais ? Mérite-t-il ce traitement ? A vous d'en juger.

LOPPSI2

Par exemple le MoDem déclare par ses députés que LOPPSI2 est une "provocation pour tous les démocrates", une loi liberticide qui suppose que tout citoyen est coupable d'emblée. Le programme officiel, mis à jour fin 2009 est très clair sur LOPPSI2. Les 3 députés MoDem, qui n'ont pas de compétence technique fine sur le numérique, se contentent donc d'une déclaration publique et ne font pas partie de la quinzaine de députés spécialistes qui participent à plusieurs jours de débats sur les details du texte. Ils votent contre au vote solennel final (sauf un absent pour cause d'empêchement) et font des déclarations publiques reprises par l'AFP pour expliquer leur vote et condamner ce texte et sa logique.

Le résultat de la couverture sur internet : "le MoDem ne fait rien sur LOPPSI2", "Bayrou n'était pas au vote sur LOPPSI" (il y était et a voté contre, les registres de l'AN sont publics), "le MoDem nul sur le numérique". Et un article qui résume bien le tout "LOPPSI : Les positions Albanelliennes du MoDem sur le filtrage". Et pourtant bluetouff est loin d'être con lui aussi. Mais dans le wild wild web c'est considéré comme la norme.

Je ne suis pas inquiet pour les députés MoDem, ils votent ainsi car c'est leur conviction et ont la liberté de n'être dans aucun groupe, mais ils ne sont que 3. L'essentiel des députés votent en bloc ...

Par contre sur les députés (UMP+NC) qui ont voté pour LOPPSI, finalement pas grand chose sur internet.

Vous voyez le rapport entre les faits et leur retranscription sur internet ? Moi pas.

Logiciel Libre

Cote logiciel libre, le PS et les EE d'IDF sont tous fiers d'avoir signé le pacte du logiciel libre, mais la vidéo des débats du conseil régional est toujours en Windows Media. Lycéens vous avez une clé USB avec des binaires "libres", ça devrait vous suffire. La tête de liste MoDem IDF signe le même pacte et propose du concret comme un soutien aux PMEs (du logiciel libre notamment) par un accès aux contrats régionaux, de mettre la vidéo en format ouvert et d'héberger WikiLeaks en IDF.

Mais qui se soucie au final de ces faits ? Personne.

Pas une question de parti

Je parle du MoDem mais dans d'autres partis c'est exactement pareil, ce n'est pas spécifique au MoDem loin de la. C'est la politique sur internet en général. La seule exception, c'est lorsqu'un député se spécialise exclusivement dans un sujet des NTIC, comme les députés Tardy et Bloche. Eux sont à juste titre appréciés. Mais tous les députés ont en général un point qu'ils étudient plus que les autres. Tous ne peuvent être spécialistes des NTs. Et même le député Tardy n'a participe qu'aux débats de certaines parties de LOPPSI2 internet. Il n'était pas spécialiste des fichiers par exemple. Ce n'est pas pour cela qu'il sous estime le problème.

Internet dans son état actuel (sauf Numerama, PCInpact, ZDNet et quelques autres journaux) qui ont des vrais journalistes accorde une place prépondérante aux ragots et fausses informations. C'est la liberté sans la responsabilité. Je suis 100% contre le contrôle des publications mais cela arrivera forcement vu la situation et avec une UMP-NC au pouvoir qui va prendre cette situation comme prétexte. Je le regrette infiniment.

Au service du peuple

Dans ces conditions, beaucoup de politiques (UMP-NC bien sur, mais pas mal au PS vu le premier vote HADOPI) choisissent de casser de l'internet. Parce que c'est beaucoup plus "rentable". "Quitte à se faire insulter sur internet autant savoir pourquoi et récupérer des votes au passage" pensent ils. J'ai discuté avec quelques députés d'autres partis, comme l'UMP ou le PS. Ils voient bien que certaines lois qu'ils votent sont idiotes mais c'est ce que la population leur demande de voter. Il n'y a que très très peu d'électeurs qui vont mettre un bulletin de vote dans l'urne en pensant à la défense d'internet. Ils ne sont pas comme certains le pensent contre le peuple, ils sont au service du peuple ... le peuple qui vote et leur parle.

Le débat des lois sur internet relève souvent du troll, surtout lorsqu'elles parlent d'internet. Du coup certains politiques s'adaptent et font du troll aussi. Si les amateurs d'internet veulent que les politiques arrêtent de leur envoyer des lois aussi idiotes dans la tête, ils feraient mieux de soutenir ceux qui votent contre ces lois et les discours censés. Ce qui n'est pas le cas pour l'instant.

Du peuple qui vote

Je vois que des députés-ministres qui ont soutenu ces lois liberticides seront élus facilement dans ma région (IDF). Et que des politiques qui ont voté et écrit contre ne le seront peu ou pas. Or les politiques tirent leur légitimité du scrutin. Lorsque NKM (candidate en IDF) compare la défense de la neutralité du net à la loi Godwin, cela porte car elle a été élue comme députée de la République. Et sera réélue avec la bénédiction de tous les internautes de sa circo. Pareil pour Santini. Un Santini peut se vanter partout d'être un "pro" du numérique sans que les internautes ne réagissent (il a voté pour LOPPSI comme tout le groupe Nouveau Centre sauf 1 absent). NKM, qui comparait la défense de la neutralité du net à la loi de Godwin, pareil. Je ne pense pas que NKM et Santini soient profondément contre internet ou contre la liberté l'expression loin de la. Mais les internautes sont totalement incapables de les pousser à faire le bon choix. Ils seraient probablement contents de soutenir la position contraire, cela ne leur ferait ni chaud ni froid, mais ce n'est pas comme cela qu'ils seront élus.

Sur le terrain, les amateurs d'internet sont absent. Comme tous les dimanches d'élections je tiendrai un bureau de vote et je ne verrai que très peu de jeunes. Les internautes (jeunes) votent beaucoup moins que les autres, ils croient qu'ils peuvent changer le monde avec internet seulement, sans se soucier des gouvernements, des lois. Les retraites qui trouvent qu'internet est un repère de pedo-nazis eux votent toujours. La bataille de l'amendement 138 (finalement en grande partie perdue, pour info) aurait eu une autre tournure si les jeunes avaient vote aux européennes de juin 2009 et les précédentes.

Pour conclure

  • Les politiques font ce que la population leur dit de faire et en fonction de leurs votes. Ils affinent ensuite en fonction des retours au quotidien.
  • Or les internautes ne votent pas et pour beaucoup adorent troller.
  • Le résultat, nous le connaissons : au mieux des clés USB au pire HADOPI, LOPPSI, Am138 ...

Photo : Assemblée Nationale pendant les débats détaillés sur LOPPSI2. Si bien peu de députés s'intéressent aux NTIC, ce n'est pas un hasard.

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lundi, mars 8 2010

Tribune d'Alain Dolium : Journée des femmes : construisons un avenir en commun

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J’évolue sans cesse pour trouver le ton juste en tant qu’homme au sein de ma famille, de la société. Je dois maintenant comprendre comment mon action va vous influencer, chères citoyennes.

Épanouissement choisi

Le rôle du politique est de respecter les citoyennes et permettre leur épanouissement harmonieux. Chaque femme, chaque famille a le droit d’avoir son mode de vie, ses raisons et d’en changer en fonction des circonstances et de son histoire personnelle. Trop souvent la société, les politiques imposent des choix aux femmes “pour leur bien”. Comme si les femmes étaient des enfants, incapables de raisonner. Un grand retour en arrière, au nom du progrès, mais quel progrès ?

Les conditions du choix

Humble sur le choix personnel, le politique doit être un conquérant sur les conditions de ce choix. Une femme n’a vraiment de choix que si les conditions matérielles sont remplies et si elle est vraiment éduquée et informée sur le choix. Sans place en crèche un des deux nouveaux parents devra arrêter de travailler, et au vu des habitudes actuelles c’est la femme qui ne reprendra pas après son congé maternité. Si le vrai choix des femmes aujourd’hui c’était de ne pas avoir à choisir entre vie familiale et accomplissement professionnel ?

Sans éducation très concrète sur la sexualité au collège, ce sont des adolescentes qui seront confrontées à des grossesses non désirées. La suppression en cours de 4.000 postes dans les hôpitaux de l’AP-HP ne leur laissera que peu de choix. Lorsque la sante est sacrifiée les femmes en sont souvent les premières victimes. En tant que parent je sais qu’il me sera délicat d’aborder le sujet de la sexualité ou de la drogue avec mes enfants, mais en tant que politique je dois m’assurer qu’ils reçoivent une information claire au bon âge. Le choix doit être libre et éclairé : libre des contraintes sociales et matérielles, éclairé par une réelle éducation.

Corsets et brocolis

Autrefois victimes de la dictature du corset, les femmes d’aujourd’hui sont soumises à celle des couches lavables et des purées de brocolis bio. Elles sont rendues seules responsables du sort de la planète et de la prochaine génération ! Ces dictatures sociales ne répondent pas aux désirs des femmes, elles ne répondent pas non plus à leur rythme. Les femmes ont envie d’évoluer en prenant des éléments ça et la, en mariant librement des influences. Rentrer doucement du travail en vélo et faire un jambon purée (pas bio) le soir, sans avoir à se sentir coupable. Les conventions sociales nous étouffent. La richesse des idées, des cultures et (espérons !) politique est la solution !

Discrimination sociale

Exigeante sur les devoirs quotidiens des femmes, la société l’est beaucoup moins sur l’application de leur droit à l’égalité. L’inégalité vient du regard de l’autre. Si dans ses yeux vous n’en êtes pas capable, il vous sera très compliqué de rattraper ce handicap. Si un employeur croit qu’une femme avec un enfant ne peut faire le même travail qu’un homme, il ne l’embauchera pas ou la paiera beaucoup moins. Les femmes gagnent en moyenne 12% de moins qu’un homme à temps plein. L’inégalité vient aussi des mauvaises habitudes. Pour les cadres les décisions stratégiques se prennent souvent le soir dans des réunions tardives. Si vous êtes une femme vous devez faire le choix entre avoir un avenir professionnel ou avoir une vie de famille. L’inégalité vient enfin des stéréotypes. Les femmes sont éduquées dans le mythe de la princesse. Mignon peut être, mais la princesse est sous l’autorité de son père, dépendante du bon vouloir d’un prince, et enfin princesse c’est pas un métier ! Donc à user avec modération la robe de princesse.

Le résultat de tout cela, et malgré de très jolies lois sur l’égalité, c’est que ce sont souvent des femmes célibataires qui triment avec 3 euros par jour pour vivre et faire vivre leurs enfants (3e une fois les dépenses vitales payées). Cette situation est le quotidien de beaucoup de Franciliennes. Il n’y a pas de liberté possible avec 3 euros par jour. Pas d’égalité dans cette situation qui touche surtout les femmes. Et nous manquons cruellement de fraternité pour combattre ces inégalités.

Une femme Présidente ?

Et pendant ce temps la des lois qui renforcent les inégalités au plus haut niveau sont votées dans l’indifférence générale. Les conseils régionaux sont très féminisés : 47.6%. Équilibre du à une forte implication des femmes dans la vie quotidienne des régions, mais aussi à la loi sur la parité et au mode de scrutin. Le nouveau mode qui va bientôt entrer en vigueur va largement faire baisser cette proportion, malgré la loi sur la parité. Les conseils régionaux étant des viviers de la vie politique de demain, nous ne sommes pas prêts de voir augmenter le nombre de femmes députées (107 sur 577) ou d’avoir une femme Présidente de la République !

De l’oxygène pour les Franciliennes

Élu au Conseil Régional, ma priorité sera de combler ces inégalités, de faire exploser ces blocages qui limitent notre avenir en commun. Par des mesures concrètes d’urgence, comme la défense des emplois de l’AP-HP et la création de 15.000 places en crèche en cofinancement à 75% avec les villes (aujourd’hui : 1 place en crèche pour 5 enfants seulement). Par une lutte pour l’égalité des chances avec la création d’un “Passeport Découverte” pour que les lycéennes prennent en main leur avenir. Enfants ou adolescentes, nos jeunes recevront une information et une orientation adaptée à tout age.

Nous pouvons être fiers les valeurs de notre pays, mais il faut maintenant être conquérants sur la mise en application de ces droits. Hommes et femmes sont complémentaires, ils doivent devenir égaux dans les faits. Notre société ne pourra avancer tant qu’elle sera divisée.

Alain Dolium, tête de liste du Mouvement Démocrate pour l’élection régionale en Ile-de-France des 14 et 21 mars 2010

Numerama publie la tribune d'Alain Dolium sur les lois en I

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Après le Verdun d'HADOPI, l'Arcole de l'amendement 138, le pacte Condor d'ACTA et le Pearl Harbor de LOPPSI2 ... il est peut être temps de penser à une paix entre hommes de bonne volonté. Autant de batailles désastreuses, autant de textes qui doivent nous interpeller sur notre rapport à la technologie et la défense d'anciens équilibres lors du passage au numérique.

... lire la suite sur numerama.com

vendredi, mars 5 2010

Quelques points sur le programme santé du Mouvement Démocrate

Programme court en 14 points (tract distribué) : ICI. Programme plus long : ICI. Version complète en 50 questions/réponses.

Déplacements sur le thème : Permanenciers du 15, Sida Info Service, Video, Soutien a l'Hopital Trousseau

Déjà le MoDem demande que la santé soit inclus dans les prérogatives de la région, pour être traité au plus près des besoins de la population. (discours de lancement de campagne nationale par Marielle de Sarnez)

Ensuite le programme se recentre sur les axes ou la région peut vraiment agir efficacement. Sur les domaines qui sont vraiment de sa responsabilité mais pas assez couverts actuellement. A budget constant, le saupoudrage est inefficace.

Axes principaux :

  1. Dimension sociale : Améliorer l'égalité d'accès aux soins, par leur répartition et l'accès à l'information. Le système de soin est bon mais l'offre et l'accès sont inégaux.
  2. Urbanisme : La santé comme une des composantes clés des "bassins de vie" : L’emploi et les services clés dans un rayon de 30 minutes. Ceci pour recréer la vie locale, diminuer le besoin en transports et le stress quotidien.
  3. Service publics : Défense des emplois de l'AP-HP (planning familial ou autres services touchés). "Les services publics sont la seule richesse des plus démunis" (François Bayrou)
  4. Prévention : Information claire et sans tabous à destination des jeunes (prévention des risques lies a la sexualité et à la drogue).

Dans les engagements les plus emblématiques de cette politique (copies coller du programme) :

  • Plan santé :

Il y a dans chaque département d'Ile-de-France des déserts médicaux. Nous sommes contre les réductions d'effectifs et la fermeture des services d’urgence (même si cela relève du rôle de l’Etat).

Comment agir ? Nous mettrons en place avec l'Etat des contrats d’activités : services, tarifs conventionnés, horaires d’ouverture. Nous maintiendrons ou installerons des maisons médicales et d’urgence avec des professionnels de santé.

En coordination avec l’Etat, nous nous engageons à maintenir une égalité d’accès aux soins sur l’ensemble du territoire, en mettant en place des contrats de continuité (services, tarifs conventionnés, horaires d’ouverture …) avec des professionnels de santé, comme des médecins libéraux. Grâce à cela, nous maintiendrons ou installerons des maisons médicales et d’urgence de proximité dans les zones géographiques les plus touchées par l’inégalité d’accès aux soins.

  • Handicap/Vieillesse :

Le handicap (accident, vieillesse, ...) est un point prioritaire du programme. Soutenir la création de maisons de retraite et centres spécialisés. Instaurer un « prêt à taux 0 accessibilité », pour les séniors et les personnes touchées par un handicap lourd, afin de leur permettre d’adapter leur logement à leurs besoins.

  • L’emploi et les services clés dans un rayon de 30 minutes

Maintenir une égalité d’accès aux soins sur l’ensemble du territoire en mettant en place des contrats d’activité (services, tarifs conventionnés, horaires d’ouverture...) avec les professionnels de santé (notamment les médecins libéraux) ; Cela permettra le maintien ou l’installation de maisons médicales et d’urgence de proximité, tant dans les zones rurales que dans les zones urbaines les plus concernées.

Nous nous engageons à développer une politique économique volontariste permettant de rapprocher progressivement l’emploi des lieux d’habitation. En même temps, nous assurerons, étape par étape, l’accès aux services essentiels (commerce, publics, culturels, sportifs, …) dans un rayon de 30 minutes, afin d’aboutir à de véritables bassins de vie à taille humaine pour une majorité de franciliens.

jeudi, mars 4 2010

Tribune d'Alain Dolium : Le 14 mars, il va y avoir du sport !

Alain Dolium et Azouz Begad en visite à la Courneuve

Si vous avez le droit de vote, c’est que vous avez été sélectionné pour jouer en équipe de France. Soyez en fiers ! Il va maintenant falloir se battre, le pays compte sur vous !

Jouer collectif, avec les couleurs bleu-blanc-rouge, vous connaissez. Sur la pelouse, ils ne sont que 11 à jouer. Dans notre démocratie, nous sommes plus de 40 millions à voter.

Vous avez le droit de vote, parce que vous êtes des hommes et des femmes libres. Ce n’est pas arrivé par hasard, et cela n’a pas toujours été le cas. Avant, seuls quelques rares privilégiés avaient ce doit. Tous les autres ont du se battre dur pour l’obtenir. Se battre pour faire reconnaître qu’ils en étaient dignes. Si les femmes n’avaient pas ce droit, c’est qu’elles étaient des “enfants”. Et les esclaves étaient des “animaux”. Le droit de vote, c’est la dignité d’être un humain, rien de moins. Le droit de vote est un honneur qui se respecte.

Nous français, jouons notre avenir. Le pays et la région vont mal. Les franciliens souffrent toute l’année. Un dimanche, deux ou trois fois par an, vous avez l’occasion de vous battre. Un match qui décidera de votre avenir. Le dimanche 14 mars, vous allez jouer pour avoir un vrai emploi, une formation, de meilleurs lycées, un logement pour tous et des transports qui fonctionnent. Le résultat du match, c’est la Région que vous allez laisser un jour à vos enfants.

Votre maillot bleu-blanc-rouge, c’est votre carte d’électeur. La pelouse, votre bureau de vote. L’adversaire, c’est tout ce que voulez changer du passé. Le but, c’est ce que vous voulez construire pour l’avenir.

L’équipe nationale vous a sélectionné. A vous de vous battre maintenant ! Le 14 mars, il va y avoir du sport.

Alain Dolium
tête de liste du Mouvement Démocrate
pour l’élection régionale en Ile-de-France
des 14 et 21 mars 2010

mercredi, mars 3 2010

MesOpinions.com passe aux menaces

Pour faire suite à mon post sur MesOpinions.com qui annonçait la censure de la pétition sur Albanel/FT.

Sur le fond ils ont renonce à faire acte de censure discrétionnaire (ce qui est toujours leur droit, c'est leur site).

Sur la forme ils demandent que je retire toute mention de l'annonce de la censure de leur part et de leur email. Et devant mon refus passent aux menaces ... J'ai fait publicité de leur décision de non censure, ce qui démontre bien ma bonne foi, mais cela ne saurait enlever leur annonce initiale. Les deux messages sont publiés avec la même importance sur le même support.

Je reste par ailleurs tout disposé à modifier ma pétition si des points précis me sont demandés. Sans précisions dur de savoir quoi changer ...

De : Contact MesOpinions contact@mesopinions.com

Bonjour,

Pour la dernière fois, veuillez retirer vos posts mensongers sous une semaine. Vous déformez à la fois la signification de censure et nos propos (jusqu'à preuve du contraire, une demande de modification et une suppression de pétition sont deux choses différentes). Devant votre mauvaise foi avérée, nous prendrons toute mesure nécessaire.

Cordialement,

samedi, février 27 2010

Pour des humanités de l’entrepreneuriat, par Alain Dolium

Je vais peut être vous surprendre, mais créer des entreprises dans les nouvelles technologies en Ile-de-France, c’est possible !

Travailler dans les nouvelles technologies est histoire d’imagination, de culture, d’adaptation au changement. Autant de qualités que notre terroir nous prédispose à avoir, encore faut-il le savoir et avoir confiance dans les capacités de notre Région. Internet par exemple : nous avons à la fois d’excellentes infrastructures (bientôt la fibre) et une richesse culturelle unique. Notre région a tous les atouts pour voir éclore pléthore d’entreprises et d’emplois dans des contenus internet de qualité.

Pour y arriver nous devons décloisonner l’imagination : Oui, des chercheurs fondamentaux peuvent avoir des idées débouchant sur un projet d’entreprise ; Oui, une start-up créée dans un centre de recherches peut et doit pouvoir bénéficier d’une période transitoire d’aide et de cohabitation. Recherches fondamentales et appliquées sont deux faces indissociables de l’innovation. Privé et public ne sont pas antinomiques, lorsqu’il s’agit de recherche et développement. Les nouvelles technologies sont une chance pour décloisonner la société, elles représentent un moyen d’émancipation sans égal pour des jeunes de milieux défavorisés, à l’esprit aussi vif que la motivation débordante.

Sans doute parce que la maîtrise parfaite de la langue n’est pas un barrage dans ce secteur et que les compétences se renouvellent à chaque génération. Favoriser l’essor des entreprises dans les nouvelles technologies n’est pas seulement un objectif pour la Région, mais aussi pour tous ses habitants. C’est donner sa chance au plus grand nombre, dans un modèle de société durable.

J’adore notre pays, mais force est de constater que la culture de l’entrepreneuriat nous fait parfois défaut, lorsqu’elle n’est pas un tabou. J’espère que nous enseignerons un jour les compétences entrepreneuriales comme autrefois les humanités : par curiosité, pour se construire en homme complet et pour mieux affronter l’avenir. Dans ce cadre, la réussite ou l’échec sont secondaires, l’important réside dans la confrontation des idées innovantes, le travail au sein d’une petite équipe passionnée, l’excitation d’influer sur l’avenir d’un monde en constante mutation.

Ma nature reprend le dessus : du concret ! Nous devons développer dans le cadre de la Région Ile-de-France un apprentissage de ce savoir faire, pour que nos jeunes comprennent que c’est possible et accessible. Au-delà de la formation, nous devons les accompagner, que leurs meilleures idées accouchent d’un projet, sans crainte. Une “maïeutique entrepreneuriale”.

Cet apprentissage doit être accessible à toutes et tous, du jeune sans diplôme débordant d’énergie au chercheur en biotechnologies, en passant par les étudiants en sciences humaines. Que son projet soit de l’aide à la personne, un site internet, une épicerie solidaire, des technologies de l’environnement … l’important est de concrétiser le gisement d’idées innovantes pour l’instant inutilisées. Le chômage est parfois affaire d’incompréhension ou d’appréhension. Les lycéens doivent rencontrer les entreprises avec l’aide la Région, qu’ils découvrent les filières de demain. Le parrainage de jeunes se pratique avec succès par certains précurseurs. Il rapproche, autant qu’il forme. La Région Ile-de-France doit apporter aux entreprises innovantes une aide logistique, pour qu’elles trouvent un local proche des autres entreprises et inséré dans le tissu urbain. Les espaces de travail partagés comme “La Cantine” sont un succès… la Région doit les généraliser.

Cette action ne doit pas seulement concerner le cœur de Paris : l’Ile-de-France est riche d’espaces ruraux délaissés ou engloutis par la ville. Nous voulons favoriser l’implantation de “ruches” mutualisées de micro-entreprises et de télétravailleurs. Ces ruches permettent de créer des emplois dans le respect des territoires ruraux, tout en minimisant le coût social et environnemental des déplacements.

Un créateur d’entreprise est expert dans son domaine, pas dans la recherche de subventions. Nous proposons de mettre en place un “guichet unique” ou de fins connaisseurs du maquis administratif et des ressources locales pourront l’orienter. Le financement des projets innovants est le dernier écueil. Les projets éclosent, mais contrairement à d’autres pays, ils n’atteignent pas une taille moyenne faute de refinancement suffisant. Les banques sont frileuses et les contrats publics souvent réservés aux grandes entreprises. A l’échelle de la Région Ile-de-France, diviser encore plus les offres de marchés permettra aux PME locales de décrocher des contrats. Appuyer et offrir des garanties aux entreprises retenues dans les pôles de compétitivité renforceront leur visibilité auprès des investisseurs.

Les jeunes pousses sont peu sensibles aux arguments de dumping social et fiscal. Elles sont au contraire un réservoir d’emplois, mais elles craignent de prendre un risque. Les stages ou les CDD remplacent alors les CDI. Nous proposons que la région se porte caution par un “contrat nouvelle embauche” et permette le passage à l’acte. Nombres de PME ne peuvent embaucher un spécialiste, faute de pouvoir l’utiliser à plein temps. La Région peut organiser une bourse des spécialistes, pour qu’ils soient embauchés près de chez eux par un groupement d’employeurs. Une formule qui a fait ses preuves.

La création d’emplois durables ne se décrète pas, elle se construit et résulte d’une politique pérenne qui place l’homme au cœur des priorités. La révolution des nouvelles technologies et des énergies renouvelables est un défi pour l’Ile-de-France. Pouvoir y répondre suppose une connaissance pointue du secteur, pas seulement de la technologie, mais aussi des besoins spécifiques des petites entreprises innovantes. La Région peut et doit avoir un rôle fort, bien au-delà du saupoudrage de subventions. Nous concevons son rôle comme celui d’un facilitateur, utilisant ses moyens financiers comme un levier pour démultiplier son action et débloquer des situations. Nous proposons une politique de développement durable du territoire et qui mobilise toutes les énergies.

Alain Dolium
tête de liste Mouvement Démocrate
pour l’élection régionale en Ile-de-France

vendredi, février 26 2010

Mon avis sur la neutralité du net et l'ISOC

Il y a quelques jours Nathalie Kosciusko-Morizet (Secrétaire d'Etat chargée de la Prospective et du Développement de l'économie numérique) a mis en place un groupe d'experts pour étudier le concept de neutralité du net. Parmi ces experts, la présidente de l'ISOC Monde Lynn St Amour. Avant cela elle avait soutenu LOPPSI2 et comparé la neutralité du net au point Godwin. Donc ses défenseurs (dont je fais partie) à … d'irresponsables trolleurs ? Ce groupe de travail a donc pour but de revenir à un débat plus rationnel (tant mieux) avec des experts de qualité, calmer les esprits et noyer le poisson pendant les régionales. J'attendrai avec attention les conclusion du groupe de travail !

J'étais membre de l'ISOC France jusqu'à la fin 2009, secrétaire général pour être précis et très impliqué dans les dossiers HADOPI, Amendement 138, LOPPSI2 et neutralité du net, justement. Entre temps le conseil d'administration a été fortement remanié avec des profils très différents, accompagné du départ de trois membres du bureau dont deux très actifs sur ces sujets (moi compris). L'ISOC 2010 a en grande partie fait table rase du passé et doit donc être étudié avec un oeil neuf et sans a priori.

Comme expliqué dans la lettre "Société de l'information" (ICI) et le site ReadWriteWeb (ICI et ICI), il y a bien un groupe de travail mondial à l'ISOC. Ce n'est pas un secret. Ce groupe a pour but d'étudier la neutralité du net et faire des propositions sur le sujet à ceux qui voudront bien écouter (typiquement des gouvernements). La lettre "Société de l'information" est bien placée pour être au courant puisque la rédactrice en chef est l'ancienne présidente de l'ISOC France et en partie financée par l'ISOC Monde. Et la personne interviewée est une officielle de l'ISOC. Public et logique donc.

Sur le fond

Dans le rapport d'étape du groupe de travail, sont détaillés les différents moyens dont le réseau peut ne pas être neutre, les différentes atteintes avec une étude des avantages/inconvénients pour chaque méthode. Le groupe de travail réunit des industriels et des représentants des internautes, dans le style habituel de l'ISOC. Certains des industriels ont bien sur un intérêt partisan majeur à voir le filtrage se déployer, les internautes typiquement non. Toute la question est l'équilibre entre les parties, les arguments déployés lors du débat et bien sur qui écrit la synthèse finale (que je n'ai jamais vue). Enfin un rapport d'étape n'est pas forcement représentatif de la conclusion finale, ni de comment le rapport sera utilisé (ou pas) comme position officielle de l'ISOC.

De son cote l'ISOC Monde a officiellement publié sa position sur le sujet : ICI. et une itw video à revoir : ICI

La définition de la neutralité est elle beaucoup plus simple et courte. Donc pourquoi ce rapport interne ? Il peut être vu comme un inventaire de toutes les méthodes de filtrage, leur justification et meilleur modèles d'usage. Il peut réciproquement être vu comme un démontage de tous les arguments pro filtrage. A vous de lire au calme et vous faire votre propre avis. Pour ma part je n'aime pas du tout ces passages, ils justifient ma méfiance :

  • "However, it may also encourage the subscriber to access content legally." Je ne pense pas.
  • "an ISP could white-list lawful sources of P2P traffic and thus exempt them from bandwidth shaping" Un ISP qui fait du bandwidth shaping (souvent non declaré) et a une liste blanche m' inquiète.
  • "P2P traffic which uses known fixed port numbers is relatively easy to detect" Oui mais pourquoi le détecter ? Quel est le but ?
  • "Bandwidth shaping ... However, it should not affect non P2P internet use." Le P2P est de plus en plus intégré à de nombreux usages de manière transparente. Justifier le bandwidth shaping sans sérieux encadrement c'est grave !

Nous en avons pas mal discuté en interne. Je pensais à l'époque que ce groupe était parti dans une très mauvaise direction. Je confirme.

Au final, la position officielle publique n'est pas en contradiction avec ce rapport temporaire interne car elle ne règle pas des points délicats. Le choix reste ouvert. La définition de la neutralité est assez claire, et son utilité pour former un réseau de réseaux affirmée, pour la société aussi. L'aspect sociétal est important pour l'ISOC. Par contre sur la défense de cette neutralité, la position officielle est évasive. L'ISOC se contente de conseiller aux politiques d'en tenir compte lors de leurs décisions. Mais compte tenu de l'entêtement du gouvernement actuel à imposer des lois déraisonnables, ce conseil a bien peu de poids.

Si vous demandez à M Frédéric Lefebvre sa position sur la neutralité, il vous répondra peut être qu'il est tout à fait d'accord sur le concept, avec des limites dans la mise en pratique. Par exemple un opérateur qui limite les services concurrents, une haute autorité qui choisit quoi filtrer, des accès à internet coupés sans procès. Un réseau neutre, mais pas neutre et de l'arbitraire pour tous.

Sur le fond, les deux positions ne s'opposent pas. Et je le regrette pour ma part. La neutralité du net n'est pas pour moi un argument parmi d'autres à pondérer lors de la coupure ou du filtrage. C'est un concept fondateur d'internet. Elle ne peut être remise en question que lors d'un procès et pour des raisons grave. En somme ce qu'a très bien dit le conseil constitutionnel. Un vecteur de la liberté d'expression.

Sur la forme

La ou il y a un réel problème, c'est sur les déclarations, suppositions qui ont accompagné tout cela. Sans débat décent il n'y a pas de bonne conclusion. Je préfère faire 5% aux régionales mais rester honnête sur la méthode et profond sur les arguments (voir ces tribunes par exemple). Mon blog ne fait que très peu de trafic comparé à RWW, mais je préfère mes posts.

Gérard Dantec, le nouveau président de l'ISOC France (j'ai voté pour lui avant de démissionner) est certes à la solde (au sens premier) du gouvernement puisqu'il travaille dans un ministère mais tous les administratifs ne soutiennent pas forcement à 100% sur leur temps libre l'action du gouvernement. De plus Gérard a des engagements politiques qui démontrent au quotidien qu'il sépare clairement son travail de ses opinions. Je ne suis pas inquiet sur l'éthique de Gerard Dantec, ni de Lynn St Amour. Au contraire si il devait être soupçonné d'un biais c'est au profit de l'opposition, pas du gouvernement. Et d'autres membres de l'ISOC France travaillent plus ou moins directement pour le gouvernement avec des opinions variées.

La prise de distance avec la ligne éditoriale du gouvernement vaut aussi parfois pour les ministres et secrétaires d'état, étrangement ! Même sous Sarkozy 1er !

Tout le monde n'est pas seul à écrire sur son blog sans nuance. Beaucoup travaillent dans des sociétés privées, ou des ministères, militent dans des partis politiques variés et font partie d'associations diverses. Nous ne sommes pas obligés d'être binaires et de soutenir aveuglement tous les groupes dont nous faisons partie à divers titres. Il m'est tout a fait possible de soutenir la démarche de Nathalie Kosciusko-Morizet comme le lancement de ce groupe de travail, tout en étant fermement opposé à son parti et sa candidature dans la campagne régionale, et en travaillant pour ma société sur des projets dont elle pourra profiter (et le pays avec, j'espère).

L'ISOC n'est pas à la solde de l'UMP, pas plus que du gouvernement. Son président non plus. Elle n'a pas pour vocation de liquider la neutralité du net. Elle n'a par contre pas agi du tout contre LOPPSI2 ce que je trouve très dommage car c'est je pense dans ses attributions. C'est ce genre de conflits qui justifie ma non réélection au CA et mon départ de l'association. L'ISOC est je pense "endormie" et préfère être invitée/organiser des cocktails que publier des rapports sur LOPPSI2. De même, nommer une organisation qui n'a pas pris de position sur LOPPSI2 comme experte sur la neutralité du net est quelque peu contradictoire et sujet à critique.

Et dans la rubrique #fail de rww, si Epelboin pouvait dire que Bayrou ETAIT au vote sur LOPPSI2 et qu'il a vote CONTRE, j'apprécierais (et Framasoft avec …). Suivez La Quadrature du net, l'UFC Que Choisir et l'APRIL eux ne font pas ces raccourcis volontaires. Ou coté presse PCInpact, Numerama ou ZDNet. Voila ca, c'est fait ...

Ma conclusion

Pour ma part, je dirais qu'il faut :

  • Surveiller la position de l'ISOC dans le groupe de travail Français. La position actuelle est jolie mais tiède. Elle définit déjà la neutralité c'est un début mais ne demande pas qu'elle soit vraiment respectée ni ne précise les conditions des exceptions. Or c'est tout le débat actuel.
  • En interne un groupe de travail donne à mon avis des arguments pour remettre en cause la neutralité du net sous pression industrielle, restons méfiants sur leur utilisation. C'est un point très important mais qui ne justifie pas d'empaler Gérard Dantec en place publique

Certains membres de L'ISOC connaissent bien la neutralité du net (Lynn St Amour), d'autre pas, l'organisation est soumise en interne à des courants contradictoires, mais n'a pas pour vocation de la "mettre à mort" loin de la. A mon avis l'ISOC laissera faire les autres membres de la commission par manque de position franche (dans le droit fil de sa position officielle).

Mais il a d'autres membres dans ce groupe, très compétents, c'est un bon début. Leur opinions divergent et je pense qu'ils arriveront à une synthèse plus timide que la décision du conseil constitutionnel.

Restons ouverts et attentifs. Wait and see !

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